Exposition

"La Jeune Fille et la Mort"

du 13 Mars au 18 Avril 2009

l'exposition sera prolongée jusqu'au jeudi 07 mai inclus
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voir le panoramique

Photos du vernissage réalisées par Gala DITTMAR

 


La jeune fille et
la mort est un thème à
multiples facettes. Prenant
racines dans de vieilles traditions
mythologiques, il est repris par la
renaissance Allemande et devient
un symbole entre sexualité et mort.
C’est sur cette vision que s’appuie
notre exposition en revisitant une
grande partie de la fascination
et l’iconographie actuelle
de la mort.
avec
Tristan Adelen
Hervé Bohnert
Elisabeth Fréring
Sabine Niedzwiedz
Stephane Lallemand
Elisabeth Gilbert Dragic
Raymond-Emile Waydelich
Benoit de Carpentier
Mathieu Weemaels
Emmanuelle Potier
Christoff Baron
Sophie Chazal
Arnaud Franc
Gala Dittmar
René Weber
Aurélie Piau
Daniel Lutz
Eric Laniol

.


Galerie No Smoking
Directeur : Bertrand Rhinn
19 Rue Thiergarten - 67000 Strasbourg
Horaires d’ouverture :

du mercredi au samedi de 14 h à 19 heures

et tous les matins sur rendez-vous

.
Retrouvez un Dossier iconographique à cette adresse



Exposition "La Jeune Fille et la Mort" du 13 Mars au 18 Avril  2009

 Vernissage le vendredi 13 mars à 18 heures.

Galerie No Smoking
Directeur Bertrand Rhinn
Horaires d’ouverture: du mardi au samedi  de 15  à 19 heures et tous les matins sur rendez-vous.

 

En janvier 2008, la galerie No Smoking avait monté une exposition intitulée
« Correspondances avec Matthias Grünewald», conçue dans le but de revisiter l’œuvre de Grünewald  de façon surprenante et contemporaine.
 
Elle inaugure une nouvelle série inscrite dans notre programmation, consacrée aux grands thèmes de l’histoire de l’art.

« La jeune fille et la mort» thème retenu pour 2009, invite également à une relecture contemporaine. Il  m’a semblé particulièrement  intéressant d’offrir à plusieurs artistes la possibilité de s’y confronter.

Le thème de « La Jeune Fille et la Mort » prend racine dans la mythologie grecque avec Perséphone et Hadès – soit la personnification de la beauté féminine, les Enfers incarnant bien évidemment la mort. Il connaîtra son apogée au Moyen Age tardif et à la Renaissance, notamment dans le bassin rhénan.
En effet, la grande épidémie de peste du milieu du XIV siècle a profondément changé l’image de la mort. La peur qu’elle suscite a aussi entraîné une fascination dont nous gardons des témoignages aujourd’hui encore.
C’est parce que « la Jeune Fille et la Mort » appartiennent à l’histoire passée autant qu’à  nos représentations  contemporaines que la galerie No smoking a invité 18 artistes à traiter ce thème .

Cette exposition présentera le travail d’artistes d’horizons et de générations très différents.
Ils sont pour partie de la région, mais aussi de Paris, de Lyon, de Metz, de Montpellier, de Bruges et de Bruxelles

Elisabeth Fréring présente une série de dessins élégants et sensibles .Des variations qui mêlent, bestiaire, innocence, sexe et ironie.
.

Stéphane Lallemand cite des œuvres historiques par une savante mise en scène photographique qui privilégient le rapport de l’artiste au modèle

Le travail de Raymond-Emile Waydelich reprend le thème en mettant en scène la jeune fille la plus connue du monde (la poupée Barbie) et la mort symbolisée par une chimère bien contemporaine.

Et la fascination continue:
Mathieu Weemaels de Bruxelles nous présente un pastel sec d'‘une scène très intime:
« Devant un  miroir, des objets en décomposition, ou morts : pommes séchées, fleurs mortes, le reflet d’un dos de jeune fille, une ombre inquiétante (la mort ?)  et négligemment posée au sol, une paire de chaussures très contemporaines... Voilà mon décor est planté ! »

Hervé Bohnert (qui aborde le  thème de façon récurrente depuis 10 ans déjà) présentera une sculpture érotique où mort et jeune fille sont étroitement enlacés dans une frénésie sexuelle.

Emmanuelle Potier a choisi de revisiter par la peinture  le film La Jeune Fille et la Mort (Death and the Maiden) réalisé par Roman Polanski, de 1994 et adapté de la pièce du dramaturge chilien Ariel Dorfman, rescapé du régime de Pinochet.

René Weber et Sophie Chazal nous présenteront chacun une œuvre lumineuse.

Tristan Adelen revisite, par collage de photos anciennes, Eurydice, Antigone, Iphigénie… mais aussi Pénélope.  Figures tutélaires, jeunes filles condamnées à l’obscur.
Qui dialoguent avec le chanteur, l’amant, le frère ou le père, le vieux roi qui a " un œil en trop ".
Ou la mère mauvaise qui règne sur les enfers.
Ou cette machine, la société – roche broyeuse qui nous emporte.

Le projet de Gala Dittmar est centré sur l’intimité d’une  scène dans un très vieil hôtel de Bruges avec une jeune fille qui a rendez vous avec son destin funeste.
En arrière,
Il y avait la jeune fille.
En avant,
Il y avait la mort.
Ce jour-là, elles déjeunaient toutes deux à ma table.
Et je me demandais,
« De laquelle suis-je la plus proche ? ».

 

La Lyonnaise Elisabeth Gilbert-Dragic présente une fleur-animale réalisée à partir de peaux de bêtes (la mort travestie ?) et met celle-ci en relation avec des peintures innocentes de fleurs(des jeunes filles innocentes ?)..

Chez  Aurélie Piau Une très jeune fille observe au milieu d'une nature violente sombre et douce un ensemble de crânes vaudou(ce sont les morts qui dirigent le monde dixit un inconnu). Sur sa tète l'accompagne l'oiseau de l'innocence (pas si bête) . A ces pieds poussent des narcisses dont les racines sont très visibles. Dans ce tableau le spirituel et l'organique ne se distinguent pas (comme dans les pratiques vaudou), la vie nourrit la mort et la mort nourrit la vie, est ce qu'il y aurait du merveilleux si la mort n'existait pas.

Citons également les dessins colorés d’Arnaud Franc , les photographies inquiétantes de Daniel Lutz et les mises en relations  improbables et  intemporelles de Benoît de Carpentier et les scènes figées sur planches en bois de  Christoff Baron,  planches dont on voit immédiatement la patine du vieillissement.

               

Pour Eric laniol L’acte de création, en chair comme en esprit, est le plus lyrique, etpeut-être le seul vraiment lyrique de nos actes, et cependant cet acte, en fin de compte, n’est fait que pour nourrir la mort »1
1 : Elie Faure, Histoire de l’art, L’Esprit des formes, tome 2, Le livre de poche, 1976, p.287

La jeune fille :
Va-t'en! Ah! va-t'en!
Disparais, odieux squelette!
Je suis encore jeune, va-t-en!
Et ne me touche pas.

La Mort:
Donne-moi la main, douce et belle créature!
Je suis ton amie, tu n'as rien à craindre.
Laisse-toi faire! N'aie pas peur
Viens sagement dormir dans mes bras

 





en Avril


Galerie No Smoking

Directeur de la galerie : Bertrand Rhinn

Adresse :19 Rue Thiergarten - 67000 Strasbourg

tél : 03 88 32 60 83

 




 

 

 

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