Bertrand Rhinn a le plaisir de vous inviter

au vernissage de l'exposition "Trajectoires" avec

Jean-Pierre Bertozzi et François Réau

le vendredi 27 avril 2012 à 18H

 

"Trajectoires" est une exposition qui réunit deux artistes au parcours atypique et singulier, Jean-Pierre Bertozzi et François Réau.

Leur langage pictural s'articule autour de vastes espaces et paysages, le plus souvent abstraits et traversés par une variété d'éléments picturaux et de lignes qui apportent aux oeuvres toute leur dynamique.

Chez Jean-Pierre Bertozzi, ces lignes sont associées à des couleurs chaudes et froides qui donnent une grande profondeur, une sensibilité et une spatialité toutes particulières à son travail. Dans A l'aube d'une pluie boréale, les dégradés et les entremêlements de bleu et de rouge confèrent une atmosphère et une luminosité vibrantes à l'ensemble de la composition.

François Réau utilise une palette plus réduite - qui tend vers la monochromie ; ses oeuvres puisent toute leur force dans la profondeur du champ pictural, composé d'une superposition de fines et délicates couches de peinture. Ses dessins filigranes et épurés s'articulent autour de "rapports de masses", et de concentrations de traits à la mine de plomb, à la craie grasse et aux crayons, contrastant avec la texture et la teinte originelles du papier.

Ces "trajectoires" artistiques différentes mais étrangement parallèles s'intéressent toutes deux à la recréation d'un paysage virtuel ; un processus qui intègre le spectateur et qui lui laisse la possibilité d'exprimer librement ses émotions.

 

 



Jean-Pierre Bertozzi, A l'aube d'une pluie boréale.

 

"Des plans se confondent, se rythment en apparitions qui disparaissent et nous entrainent vers un questionnement. Des états d’âme se cachent, jaillissent, se révèlent par transparence. Ou avec évidence. Le regard aime se perdre dans cette densité par un cheminement intérieur propre où la toile réfléchit, se réfléchit, dialogue pour retrouver l’unité face aux contradictions. L’émergence de l’insondable temporalise la structure de l’œuvre. Des lignes sertissent l’espace, donnent un cadre fini pour mieux en appréhender le mouvement sous-jacent vers un infini. L’œil, absorbé par l’immobilité mouvante des grandes masses, glisse peu à peu vers la quête de sensibilités comme un passage révélateur de l’intime. De l’apparence diaphane naît ce passage, l’entre. L’ambivalence de l’opposition se fracture en interrogation pour mieux nourrir la poétique de la profondeur du détail. De ces strates accumulées surgissent l’essentiel d’une émotion, la sédimentation de la pensée, la cristallisation du sentiment. De cette quête d’authenticité, par touches successives, la toile devient vibration".

Christine Gasperoni, juillet 2009

 

« Le trait, s’il semble aléatoire, se veut précis dans sa réalisation, car il indique le chemin, la direction à prendre, même s’il est interrompu, brisé, effacé. Il créé une dynamique de lecture de l’oeuvre, on suit une ligne (intentionnelle de la part de l’artiste) de son début à sa fin, jusqu’à ce que l’on en découvre une autre que l’on suivra à son tour. Ce jeu est sans fin et d’une couche de matière picturale à une autre les lectures s’enchevêtrent et ne sont jamais les mêmes. Au delà de la ligne le regard est pris par les rapports de masse, notamment les plus sombres, souvent cernées d’halos vaporeux et aqueux, pour ainsi dire amniotiques. »

Jean-Daniel Mohier, "Rhéologie, l'oeuvre au noir de François Réau", août 2011

 

 

 

 

 

 

 

 

 
 

 


Heures   d'ouvertures de la galerie : du mardi au samedi de 14 à 18 H  et sur rendez-vous.
  Adresse : 19 rue thiergarten, 67000 Strasbourg- Tél. :03 88 32 60 83.

  Accès: à 3 min à pied de la gare de  Strasbourg •
  En tram lignes A/D arrêt Gare Centrale
  Parking; TGV Wodli ou Sainte Aurélie