ARTISTES DE LA GALERIE
Les artistes à voir/ Peintres, sculpteurs,céramistes, photographes

2006 2007 2008




 

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"Corps-accords" pose la question de la représentation du corps. L'exposition dévoile et explore le corps sous tous ses
aspects en  le présentant à la fois dans sa relation harmonieuse avec l'étude et dans son affrontement avec la réalité triviale
du monde.
 
Sept artistes révèlent tour à tour et sans réserveà travers la peinture et la photographie, leur conception de la  figure humaine. Leurs corps sont suggestifs ou sensuels, lorsqu'ils entretiennent un dialogue passionné avec la matière
picturale, éthérés ou conscients, lorsqu'ils témoignent d'un sentiment exacerbé de révolte et de souffrance.
Eternelle source d'inspiration, lorsque leurs désirs et leurs fantasmes viennent s'y lover. Dans ce corps à corps intense,
l'artiste n'hésite pas à remettre en question les tabous et les anciennes valeurs esthétiques.

avec :

Daniel Lutz

Dario Lanzetta

Christophe Wehrung

Fréderique Clément

Shaun  James Nielsen

Erwann Tirilly

Xi Wang

Erwann Tirilly :lien vers sa page
Le corps est pour cet artiste né à Bruxelles et résident en Bretagne un théâtre où se jouent de multiples expériences. Vaste champ d’expérimentation, la figure humaine, est en proie à  une véritable crise intérieure. Disséquée, subissant de multiples transformations, s'augmentant d'éléments composites elle devient  un corps hybride. D’où l’intérêt de cet artiste pour les opérations chirurgicales, les transformations hormonales (transsexuels, bodybuilders) et pour tout ceux qui font de leur corps un terrain de recherches illimitées. Erwann Tirilly  n’hésite pas à livrer  le corps à d’extrêmes distorsions qui ne vont pas sans évoquer  l’animalité du corps souffrant.

Shaun James Nielsen:lien vers son site
Shaun James Nielson modèle les formes en jouant des passages subtils de la lumière à l’ombre. Le procédé du clair-obscur , en simplifiant les formes, l’aide à identifier et à appréhender ses sujets. Techniquement plus stimulante selon lui, sa touche épaisse, lui permet de saisir rapidement ses modèles, sans influencer leurs mouvements dans les actes les plus banals de leur vie quotidienne.

Frédérique Clément : vers sa page
Frédérique Clément nous présente une série de clichés résultant d'un travail sur le corps en mouvement. Visages renversés, les corps féminins, tels de petites flammes, se déplacent sans jamais se révéler pleinement. Les différentes facettes de la figure féminine, réunies sur un même plan, semblent brouillées et suggèrent avec subtilité une danse sensuelle qui, à travers des couleurs chaudes, enflamme les esprits.

Christophe Wehrung: vers son site
Les portraits de Christophe Wehrung sont chargés d’une expressivité puissante. Sa touche large n’exclut pas une observation attentive de la réalité et lui permet de s’approprier le modèle. Il avoue lui-même : « Je fais une peinture assez réaliste, mais là encore, être réaliste, est-ce être ressemblant ? [...] Dans un visage ou dans un corps, il y a des formes, des bosses, des creux, des brillances ;  je m’attache plus ou moins à certaines parties».


Xi Wang : vers sa page
Xi Wang présente une série de photographies, imprimées sur toile satinée, de son propre corps dans diverses positions et sous différentes lumières. Elle n’hésite pas à se contorsionner afin d’obtenir des points de vues originaux et de créer des rapprochements inédits avec son corps.

Dario Lanzetta: vers sa page
L’italien Dario Lanzetta porte inévitablement en héritage un lourd passé culturel.. Berceau de la papauté, l’Italie recèle, de fait, une iconographie chrétienne importante. Il s’en est nourri et s’est réapproprié ce vocabulaire divin en formulant un art largement irrévérencieux.

Daniel Lutz: vers sa page
Daniel Lutz brise les tabous et explore toutes les facettes du corps féminin, source de désirs et de fantasmes, qu’il dévoile sous toutes ses courbes, sans vergogne.

L’exploration de la sexualité, au cœur de son œuvre, révèle un corps féminin toujours masqué derrière la parure fastidieuse duquotidien, et qui apparaît ici dans sa nudité pure et éclatante.


En attendant je vous invite à voir cette vidéo :

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Christian Miquel le singulier

Entre chamanisme amérindien et ambiance à la Jules Verne, Christian Miquel réalise des

sculptures qui n'ont d'autre but que de faire voyager
.

   
Christian Miquel. Photo DNA - Bernard Meyer
     

Il récupère de tout. Capsules de bière, vieux transistors, ossements d'animaux, clous antédiluviens, harnachements patinés par le temps, morceaux de bois aux formes étranges, pièces métalliques de machines d'un autre siècle. « Je fais mon marché dans les déchèteries, chez les brocanteurs, dans la rue... », confie Christian Miquel qui reconnaît à son travail une bonne part d'aléatoire. « Il n'y a aucun dessin préalable. Tout est fonction de ce que je trouve, de l'inspiration du moment. »
 Publicitaire à la retraite, il s'est mis à créer ses sculptures il y a une dizaine d'années, après avoir pratiqué un temps le dessin et la peinture. « L'envie de passer aux trois dimensions », indique encore cet autodidacte, établi à Bischheim, qui ne revendique dans ses réalisations qu'un seul objectif : « Provoquer un instant magique qui porte le regard vers de nouveaux horizons. »
 D'étranges machines, des vaisseaux et des architectures qu'on dirait sortis tout droit des imaginations croisées de Jules Verne et Philippe Druillet mais aussi des masques issus de civilisations primitives improbables - « Le chamanisme est un thème qui m'intéresse beaucoup et ouvre une porte hors de notre monde rationnel. » - ont ainsi pris position chez No Smoking.
 « On ne cherche pas nécessairement à enfermer Miquel dans des catégories, même si celle de l'Art singulier peut venir à l'esprit. Mais il y a dans son travail une étrangeté qui attire l'attention et qu'on ne trouve que rarement ailleurs », observe Bertrand Rhinn, responsable de la galerie strasbourgeoise.
 L'air de rien, au-delà de cette prédilection mélancolique pour la rouille et le déglingué, Christian Miquel s'amuse parfois aussi à interroger notre monde. S'invite ainsi, à son théâtre fantastique, le fanatisme religieux avec son inquiétant Grand Inquisiteur ou encore les OGM sur le compte desquels il se garde bien de donner un avis définitif : sa sculpture évoque des manipulations peu encourageantes, mais une vie végétale y subsiste tout de même - « Une petite note d'optimisme... ».


S.H.

Jusqu'au 4 novembre, chez No Smoking, 10 rue Thiergarten. Du mercredi au samedi, 15 h à 19 h. 03 88 32 60 83.

 



 

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Laurence Nyx. (Photo DNA - Bernard Meyer)

Paysages de verre


Inscrite dans le parcours de Strasbourg Capitale du verre, l'artiste bretonne Laurence Nyx installe à la galerie No Smoking des fragments de paysages à l'irréelle beauté.
La pénombre invite au silence. Quelques rayons de lumière dessinent les contours de ce qui s'apparente à la représentation mentale d'un paysage. Au centre, un bassin rempli d'eau dans lequel se réfléchit un alignement en suspension d'une vingtaine de feuilles de capucines en verre - par ordre croissant, de la plus petite à la plus grande. A côté, cinq récipients transparents posés à même le sol, eux aussi pleins d'eau : chacun d'entre eux contient une feuille en verre, à la découpe plus ou moins accentuée. La matière blanchâtre, cristalline, rappelle les croûtes de glace qui résistent encore au dégel. Plus loin, un papillon démesuré déploie ses ailes. « L'élément animal nécessaire dans un travail qui se fonde sur le paysage et le végétal », indique Laurence Nyx, sensible « au "tout" que forme le vivant ».
Une pure poésie visuelle
Formée à la fac d'arts plastiques de Rennes, où elle vit et travaille - « Du moins dans un village situé à côté... » -, l'artiste utilise le verre depuis des années mais ne se considère nullement comme artiste verrier. « Je n'en ai pas la prétention technique. Je suis venue au verre par intérêt pour la pratique du moulage, de l'empreinte. Dans cette approche, la pâte de verre est particulièrement adaptée. Et puis je la vitrifie afin de lui donner de l'opacité, une présence, ce que les artistes verriers apprécient peu puisqu'ils préfèrent préserver la transparence du matériau. »
Dans son Ciel renversé, titre générique des pièces présentées chez No Smoking, c'est la réalité de paysages, de traces végétales, qu'elle se réapproprie pour créer des images étranges, tranquilles, qui semblent figer le temps. Une poésie de l'intime et du fragile. De l'écoute et du regard. L'une permettra de percevoir le son inversé d'une vague - « On dirait le vent... » -, l'autre de s'enchanter des effets de scintillements que l'eau du bassin projette au plafond quand une main désoeuvrée en taquine la surface.
Le travail de Laurence Nyx puise donc à la source du réel, celle de la nature auquel elle rend sans nul doute hommage. Mais elle entraîne le visiteur sur les chemins oniriques d'une pure poésie visuelle. Une belle proposition de Strasbourg Capitale du verre.

Serge Hartmann

Jusqu'au 15 décembre chez No Smoking, 19 rue Thiergarten à Strasbourg. Du mercredi au samedi, 15 h à 19 h. Tél: 03 88 32 60 83

 

La galerie no smoking  

 a le plaisir de vous inviter à l'exposition

lors de la 12 eme foire d'art de Strasbourg

ST-ART 2007

logo st'art

du 22 au 26 Novembre 2007 au Waken hall 20

avec 3 artistes de la galerie.